Il y a 30 ans, Alexis Poliakoff inventait les Pixi, entraînant son beau-père Pierre Guénard, industriel et le jeune Philippe-Antoine Guénard, débutant dans la vie active, suivi de toute la famille.
Le monde des PIXI d’Alexis Poliakoff peut trouver sa source dans la petite valise d’enfant qu’il gardait près de son lit. Cette valise renfermait les trésors imaginaires qu’il créait en figurines, de ce microcosme : les flibustiers de l’Île au Trésor, Buffalo Bill et le camp de Sitting-Bull, Francis Garnier à la reconquête de Hanoï occupé par les redoutables pavillons noirs, les soldats de Bonaparte au Pont d’Arcole.

L’aventure Pixi démarre au début des années 80, Alexis imagine, réduit au contenu de cette petite valise d’enfance, toute sa mémoire du monde. Il choisit le format du soldat de plomb, monde désuet qu’il connaît bien et auquel il va redonner un coup de jeunesse, en créant d’après cette technique traditionnelle de la représentation de l’univers militaire un univers quotidien de la vie contemporaine.
Il commence par donner une légitimité historique très artisanale au départ de l’entreprise Pixi en créant la vie quotidienne du début du XXe siècle. Très vite, les sujets de la vie contemporaine vont apparaître. Finis les défilés militaires, vive les défilés de mode d’aujourd’hui, traités comme des soldats de plomb pour enthousiasmer les couturiers et les créateurs.

Alexis Poliakoff souhaite inviter dans son univers, ses amis d’enfance, ceux de la bande dessinée. C’est la correspondance qu’il entretenait avec Hergé qui va lui permettre d’approcher ses héritiers et ce sera le début d’une longue collaboration qui donnera une nouvelle vision pour les Tintinophiles. Par la suite PIXI interprétera tous les personnages du monde de la Bande Dessinée et cela deviendra le cheval de bataille de PIXI.
Cette exposition, qui présente des milliers de figurines, est une illustration de notre monde en miniature, ainsi qu’une revisitation des héros de la bande dessinée dans une dimension supplémentaire.
L’exposition PIXI se tient en parallèle à l’exposition « Canaletto à Venise », au 2ème étage du Musée Maillol jusqu’au 10 février 2013.